miércoles, agosto 20, 2014

Extranjera, como un pelo en un kebab.

Kaolin y pelo humano, 2013.



Existe, entre extranjeros inmigrantes, una cierta camaradería. Muestra de esa pequeña conspiración, de la que hacemos parte varios millones de personas en Francia, son los restaurantes Kebab. La cocina del Medio Oriente es de una suculencia difícil de igualar, esas personas entendieron algo que nosotros aún no – y yo no sé qué es – que les permite mezclar ingredientes con una facilidad admirable e inventar recetas dignas de un conjuro de Medea. Aún recuerdo la primera vez que un buen amigo curioso me hizo descubrir el chai, un té negro hecho en leche con canela, jengibre y cardamomo que alegra el alma  y que sabe mejor bajo las cobijas. Pasando por el taboule, los baklavas, el tzatziki, el kebbé, los falafels y el chutney, encontramos, a modo de comida rápida, el kebab: un sándwich de pan turco con carne de cordero, tomate, lechuga y una salsa blanca secreta; todo eso por cinco euros, lo que lo convierte, evidentemente, en la opción preferida de estudiantes y jóvenes que empiezan la vida laboral, como yo.

El restaurante Kebab al que siempre voy está a pocas calles de mi casa, y abre hasta la media noche. Cuando digo bonjour con mi acento tropical, el  señor, también inmigrante, sonríe y responde con el suyo. Entonces sentimos en el aire que tenemos varias cosas en común: que hace tiempo hablamos francés, que han pasado varios meses sin ver a los nuestros, que no pertenecemos a este lugar, que llevamos puestas ciertas prendas de vestir que han viajado en la maleta del avión, que escogimos la misma ciudad para vivir, que hemos adoptado nuevas costumbres, que de vez en cuando hablamos en nuestra lengua materna, que hemos ido a la prefectura varias veces a pedir nuestra visa, que estamos del lado de la minoría y que eso nos sitúa del mismo lado de la balanza. El dueño del kebab trabaja con su esposa, quien anota los pedidos, recibe el dinero y agrega las verduras a los kebabs, por su parte, él se ocupa de asar la carne, cortarla en láminas, calentar y cortar el pan y agregar las salsas. Cuando hago mi pedido, la mujer repite cada frase para asegurarse de que nuestros acentos no nos jueguen una mala pasada, luego la dinámica en la cocina se activa. Debo esperar unos quince minutos para pagar y recibir las dos cajas de icopor amarillo, empacadas en una bolsa plástica blanca anónima, sin publicidad.  Un par de clientes habla la lengua de la mujer y la llama interrumpiendo su comida,  uno de ellos estira su brazo y entre el dedo índice y el pulgar le muestra un pelo – del color y largo del suyo- que acaba de encontrar en su kebab. La mujer apenada, lo toma y lo lleva a su esposo, quien abre un poco los ojos y levanta la mano derecha excusándose, le propone inmediatamente prepararle otro y el cliente, despreocupado y seguramente más tolerante que la mitad de los demás, le responde en esa lengua que yo no conozco pero que alcanzo a descifrar,  lo que en español sería “tranquilo hermano, no pasa nada”, y continúa su manjar.

La mujer regresa sonriente, me mira como diciéndome “tú tampoco eres de aquí”, le pregunto cuánto le debo y me dice “diez euros con once”, cifra inhabitual que a demás no corresponde con mis cálculos, “¿disculpe, cuánto es?”, baja la mirada, sube un poco el tono de su voz y repite “diez euros con cincuenta”.  Y es exactamente ahí, en ese espacio temporal y fortuito, donde la conspiración se produce y las dos nos reímos de nosotras mismas, acostumbradas a repetir, a preguntar qué es, cómo se dice, dónde queda, a equivocarnos, hablar más fuerte, aprender a diario, responder a los clichés, adaptarnos a los cambios, construirnos y de-construirnos, es en ese instante fugaz, cada una de un lado de la barra de kebabs, que juntas, creamos un complot en el que sus raíces y las mías se incorporan para originar los seres multiculturales, bilingües, divididos, compartidos, inacabados, que intentamos ser.


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FR.


Étrangère, comme un cheveu dans un kebab.

Il existe, entre les immigrants étrangers, une certaine camaraderie. Preuve de cette petite conspiration, de laquelle nous sommes quelques millions à faire partie en France, c’est les restaurants Kebab. La cuisine du Moyen-Orient est d'une succulence difficile d'atteindre, ces personnes ont compris quelque chose que nous n'avions pas encore compris – et je ne sais pas qu'est-ce que c'est – qui leur permet de mélanger des ingrédients avec une facilité admirable et d'inventer des recettes dignes d'une potion magique de Médée. Je me souviens encore de la première fois qu'un bon ami curieux m'a fait découvrir le chai, un thé noir fait avec du lait, de la cannelle, du gingembre et de la cardamome, qui réjouit l'âme et qui est encore meilleur sous une couverture. En passant par le taboulé, les baklavas, le tzatziki, le kebbé, les falafels et le chutney, on y trouve, à la manière de fast food, le kebab : un sandwich de pain turc avec de la viande de veau, des rondelles de tomate, de la salade et une sauce blanche secrète ; le tout pour cinq euros, ce qui le fait devenir, évidemment, le choix préféré des étudiants et des jeunes qui commencent leur vie professionnelle, comme moi.

Le restaurant Kebab où j'y vais d'habitude est à quelques rues de chez-moi, et il est ouvert jusqu'à minuit. Quand je dis bonjour avec mon accent tropical, le monsieur, aussi un immigrant, sourit et répond avec le sien. Alors nous sentions dans l'air que nous avons quelques choses en commun : que cela fait longtemps que nous parlions français, que cela fait plusieurs mois que nous n'avions pas vu nos êtres chers, que nous n'appartenons pas à cet endroit, que nous portons sur nous certains habits qui ont voyagé dans la valise en soute de l'avion, que nous avons choisi la même ville pour vivre, que nous avions adoptés des nouvelles coutumes, que de temps en temps nous parlions notre langue maternelle, que nous sommes allés plusieurs fois à la préfecture pour demander notre visa, que nous sommes du côté de la minorité et que cela nous place du même côté de la balance. Le propriétaire du kebab travaille avec son épouse, qui prend les commandes, reçoit l'argent et ajoute les légumes dans les kebabs, de son côté lui, il s'occupe de griller la viande, de la couper en lamelles, de chauffer le pain et ajouter les sauces. Quand je fais ma commande, la femme répète chacune de mes phrases pour s'assures que nos accents ne nous jouent pas des mauvais tours, après cela la dynamique en cuisine s'active. Je dois attendre environ quinze minutes pour le payer et recevoir les deux boîtes de polystyrène jaune, emballées dans un sac plastique blanc anonyme, sans publicité. Deux clients parlent la langue de la femme et l'appellent en interrompant leurs repas, l'un d'entre eux étire son bras et lui montre, entre l'index et le pouce, un cheveu – de la longueur et la couleur des siens – qu'il vient de trouver dans son kebab. La femme gênée, prend le cheveu et l'amène à son époux, qui ouvre un peu les yeux et lève la main droite pour s'excuser en lui proposant immédiatement de lui préparer un autre. Le client, calme et sûrement plus tolérant que la plus part des autres, lui répond dans cette langue que je ne connais pas, mais que j'arrive à décoder, ce qu'en français voudra dire « pas de problème mec, tout va bien », et continu son mets.


La femme retourne souriante, me regarde comme en me disant « toi non plus, tu n'es pas d'ici ». Je lui demande combien je lui dois et elle me répond « dix euros et onze », chiffre inhabituel qui en plus ne correspondait pas avec mes calculs, « excuse-moi, combien ? » , elle baisse le regard, parle un petit peu plus fort et répète « dix euros cinquante ». Et c'est exactement là, dans cet espace temporel et fortuit, où la conspiration se produit et toutes les deux, nous nous moquons de nous-mêmes, habituées à répéter, à demander qu'est-ce que c'est ? , comment on dit ? , où se trouve ? , à nous tromper, a parler plus fort, à apprendre au quotidien, répondre aux mauvais clichés, nous adapter aux changements, nous construire et déconstruire, c'est à cet instant fugace, chacune d'un côté de la barre du kebab, qu'ensembles, nous créons un complot dans lequel ses racines et les miennes s'incorporent pour produire les êtres multiculturels, bilingues, divisés, partagés, inachevés, que nous essayons d'être

miércoles, agosto 13, 2014

Mi Diploma

El pasado 25 de Junio, presenté mi trabajo en la Escuela Superior de Artes de Bretaña, Francia. Obtuve el DNSEP (Diploma Nacional Superior de expresión Plástica) Máster II con las felicitaciones del jurado. Comparto con ustedes algunas fotos de lo que pasó ese día.











lunes, junio 23, 2014

Carritos.















Carritos est une série de dix pièces en céramique qui dénonce la participation d’enfants dans la guerre en Colombie. Carritos est le diminutif de Carros, qui en espagnol veut dire Voitures. Il est considéré comme un carrito, l’enfant qui a été repéré, exploité, forcé ou embauché par les groupes armés pour transporter des armes en cachette. Ce trafique leur permet l’achat et vente de nouvelles armes et surtout le déplacement d’argent et d’armes dans les différents quartiers, qui ont été séparés par des frontières strictement délimitées, les frontières imaginaires ou invisibles, qui interdisent la libre circulation des habitants.

Les enfants,  victimes de la problématique sociale qui vit la Colombie depuis 60 ans, sont généralement issus des familles très vulnérables, sans emploi ni éducation, et, pour certains, même sans abri. Ceux sont des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation académique, qui passent leur temps à prévenir les criminels de la présence des militaires, transporter des armes dans les sacs à dos qui devaient contenir des livres et des jouets et surveiller le quartier pour se protéger de possibles vengeances ou attentats envers sa famille.

Chacune de ses pièces est le résultat d’une hybridation anthropomorphique, qui symbolise le corps en tant que transporteur, objet  inanimé d’un rose clair qui rappelle la peau, étant ce dernier le seul élément qui change dans les 10 pièces qui conforment la série. Chaque Carrito a la taille du corps d’un baigneur, les différentes parties qui la composent ont été assemblés avec une tige de laiton couleur or, que l’on retrouve dans la ficelle en coton rappelant les petites voitures.    

 En tant que colombienne, femme et plasticienne, je dénonce à travers mon travail de création, production et réflexion, les problèmes d’une société catastrophée par la violence, l’injustice, l’inégalité et la pauvreté. La mise en relation des enfants avec les trafiquants de  drogue, armes, argent, corps humains, femmes, produits de contrefaçon, etc. fait de ces individus une preuve de la dégradation du tissu social de mon pays.

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ESP.





Carritos es una serie de diez piezas en cerámica que denuncia la participación de niños en la guerra en Colombia. Es considerado un carrito, el niño o niña que ha sido empleado, forzado o explotado por grupos armados para transportar armas escondidas. Este tráfico permite la compra y venta de nuevas armas y sobre todo el desplazamiento de dinero y de armas entre los diferentes barrios, los cuales han sido divididos por fronteras estrictamente delimitadas, las fronteras imaginarias o invisibles, que prohíben la libre circulación de los habitantes.

Los niños y niñas, víctimas de la problemática social que vive Colombia desde hace 60 años, son generalmente descendientes de familias vulnerables, sin empleo ni educación y, algunos, hasta sin techo. Generalmente  no tienen  acceso a la educación,  pasan su tiempo a prevenir a los criminales de la presencia de los militares, transportar armas en maletines que deberían contener libros y juguetes, y vigilar el barrio, para protegerse de posibles venganzas o atentados contra su familia.

Cada una de estas piezas es el resultado de una hibridación antropomórfica, que simboliza el cuerpo como transportador, objeto inanimado de un rosa claro que recuerda a la piel, siendo este último el único elemento que cambia entre las 10 piezas que componen la serie. Cada carrito es del tamaño de una muñeca de plástico, las diferentes partes que lo componen fueron ensambladas con una varilla metálica color oro, que reviene sobre el hilo de algodón, invocando los carros de juguete.

Como colombiana, mujer y artista plástica, denuncio a través de mi trabajo de creación, producción y reflexión, los problemas de una sociedad destrozada por la violencia, la injusticia, la desigualdad y la pobreza. La relación de estos niños y niñas con los traficantes de droga, armas, dinero, cuerpos humanos, mujeres, productos de contrabando etc. hace de estos individuos una prueba de la degradación del tejido social de mi país.

viernes, abril 18, 2014

Adiós, Gabo.




Gabo, Gabito querido, maestro, compatriota, inmensísimo, soñador, pensador de vidas, creador de mundos, escritor infinito de realidades desbordadas. Gabo, amadísimo Gabo de todos, hoy el mundo entero derrama lágrimas y pétalos amarillos en tu honor, Macondo está de Luto, las flores de todos los jardines de todos tus mundos no son suficientes para despedirte, los tres días de duelo nacional se prolongarán  inconformes durante años y las vidas de cincuenta millones de colombianos y miles de millones de  enamorados de ti, reservarán el 17 de Abril para cantar y bailar en tus callejones  de papel.     

Gabo, Gabito querido, cuanto me habría gustado poder llamarte así a un brazo de distancia, decirte que aprendí a leer con Eréndira y su abuela, que desde entonces reservé en mi biblioteca un espacio a la altura de mis ojos para saludarte en las mañanas, que mi madre me habla de ti como el escritor de toda su vida, que acompañaste a tres generaciones de colombianos que crecieron contigo, que mis escritores, poetas y músicos preferidos son tus amigos de noche y de lecturas en voz no tan alta, que eres uno de los hilos de oro  que me mantienen atada a mi país, que fui a ver tu casa en Cartagena con la idea de verte en la ventana, que cuando fui a México imaginaba cruzarte en una esquina y decirte Gracias, Maestro.

Gabo, Gabito querido, nos separamos de ti con eterna tristeza e inundados de amor, con profunda y rendida admiración, con las manos llenas de palabras y de flores, con la voz temblorosa, con preguntas, dudas e ideas imprecisas sobre este día y muchos otros.


Gabo, Gabito querido, ya vete, que igual eres infinito.



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Fr.

Gabo, cher Gabito, maestro, compatriote, immensissime, rêveur, penseur de vies, créateur de mondes, écrivain infini de réalités débordées. Gabo, Gabo aimé de tous, aujourd'hui le monde entier verse des larmes et des pétales jaunes en ton honneur, Macondo est en deuil, les fleurs de tous les jardins de tous tes mondes ne sont pas suffisantes pour te dire au revoir, les trois jours de deuil national se prolongeront pendant des années et les vies des cinquante millions de Colombiens et de milliards d'autres amoureux de toi, réserveront le 17 Avril pour chanter et danser dans tes ruelles de papier.


Gabo, cher Gabito, comment j'aurai aimé pouvoir t'appeler comme ça, à un bras de distance, te dire que j'ai appris à lire avec Eréndira et sa grand-mère, que depuis j'ai réservée un espace, à hauteur de mes yeux, dans ma bibliothèque, pour te saluer les matins, que ma mère me parle de toi comme l'écrivain de toute sa vie, que tu as accompagné trois générations de colombiens qui ont grandi avec toi, que mes écrivains, poètes et musiciens préfèrés sont tes amis des nuits de lectures à voix pas très haute, que tu es un des fils d'or qui me maintiennent reliée à mon pays, que je suis allée voir ta maison à Cartagena dans l'espoir de te voir surgir de la fenêtre, que quand je suis allée à México j'imaginais te croiser au coin de la rue et te dire Gracias, Maestro.



Gabo, cher Gabito, nous nous séparons de toi avec une tristesse éternelle, inondés d'amour, avec profonde admiration, avec les mains remplies de mots et de fleurs, avec la voix qui tremble, avec des questions, des doutes et des idées imprécises de ce jour et de beaucoup d'autres.



Gabo, cher Gabito, vas-y, pars, de toute façon tu es déjà infini.

domingo, abril 06, 2014

Hagamos un trueque, Inventario.







Recibí, el martes 18 de Marzo a las 9:00 a.m., un sobre de plástico, 40 cm de ancho por 50 cm alto, con sellos e inscripciones, declaraciones de honor, direcciones y apellidos,  repleto hasta la más pequeña comisura.  A ustedes cien, trocadores de buena voluntad y adquisidores del mismo número de lágrimas en porcelana, muchas gracias con sonrisa desbordante.

En ese sobre, cuatro paquetes, uno por cada mujer maravillosa. Mildred, llevar Hagamos un trueque a los salones y corredores del Instituto de Bellas Artes fue un gesto de agradecimiento profundo a ese lugar que me acogió, enseñó, transformó y acompañó durante dos (cortos) años de vida. Permitir a los estudiantes ser parte de proyectos en curso, motivarlos a la creación, mostrarles el instituto como un lugar de intercambio de ideas, reflexiones y  dudas fueron mis premisas ese 2 de febrero cuando te propuse ser mi cómplice. A los 23 estudiantes, profesores y a quien me envió la ligereza de las hojas al viento, gracias por acordar un momento de sus días de creación a escribir y volver a cerrar la caja con sus tesoros adentro. Nati, uno de los principales objetivos de este proyecto es hacer llegar esa lágrima a   las manos de personas que no estén relacionadas con el arte regularmente. Entre internacionalistas, economistas, ingenieros, comunicadores y otros títulos, los 15 trueques que recibí, cada uno en una bolsita de papel amarillo, naranja o rosado fosforescente, marcada con nombre, apellido y a veces edad, aportan una mirada sensible, crítica y enriquecedora al proyecto. Gracias a los amigos y a los que me faltan por conocer por haberse tomado el tiempo de preguntarse con curiosidad    ¿qué voy a meter ahí?  Majo,  de tus 6 trueques recibí sobre todo paz interior, espiritualidad y protección. Tu familia participó con la sinceridad  y cariño que me han brindado siempre y las personas cercanas a ti con una dedicación tan juiciosa como los textos que me enviaste, impresos todos en el mismo formato, tipografía y color, con un marco doble que lo rodea para resaltar el valor de cada palabra. Gracias a ti por guardar esa lágrima  y a ellos por aceptarla. La cuarta mujer es mi madre, quien recibió, distribuyó, organizó, marcó, separó, revisó la totalidad de lágrimas con una paciencia, orden y responsabilidad dignas de su inagotable energía y pasión por la vida, sin ella este proyecto habría sido imposible. Por eso, madre adorada, gracias infinitas y abrazos rendidos de reconocimiento y apoyo incondicional en todas mis ideas de creación. Gracias también a mi padre, quien llevó a un círculo de ingenieros de sistemas, matemáticos y filósofos 10 lágrimas y me envió cuidadosamente sus trueques correspondientes. 

Hago público este documento que reúne, clasifica y expone la casi totalidad de trueques que he recibido hasta el día de hoy, 100 de Colombia y 60 de Francia. Este es un primer inventario para los interesados, amigos, trocadores, cómplices, familiares.  Este inventario será actualizado una vez haya recibido los 40 trueques faltantes.